Le Matin Miracle pour Ecrivain (Miracle Morning for Writers)

Le blog a déménagé, vous trouverez la nouvelle version de cet article ici.

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Habitudes, habitudes

(Deux points si vous avez reconnu l’air de « Souvenirs, souvenirs… » oui, mes parents écoutaient des vieux trucs et alors ?)

J’inaugure ici une petite série d’articles sur les habitudes : comment les former, lesquelles adopter dans le cadre de l’écriture, celles que j’ai testées, les pièges à éviter, etc.

De base, vous saurez, notre cerveau aime bien les habitudes. Une fois que c’est ancré, ça a tendance à rester. Ça peut être des petits détails comme chercher la boîte à clé sur une table fantôme parce qu’on a déménagé, l’enchaînement déshabillage-lavage de dents (ou l’inverse le matin : petit dej-lavage de dents-habillage) au café/clope/bière/saladier de céréales qui font soi-disant maigrir en rituel du matin avant lequel il ne faut pas nous parler.

Certaines habitudes sont moins nocives que d’autres, vous en conviendrez, mais aussi plus faciles à se débarrasser. Comme Barrie Davenport l’explique dans son livre Sticky Habits: How to Achieve Your Goals without Quitting and Create Unbreakable Habits Starting with Five Minutes a Day (English Edition), les fumeurs ont plusieurs facteurs qui les poussent (avec toutes les règles, je ne sais pas si c’est encore valable, mais c’est pour l’exemple). Le côté communautaire, le côté coupe-faim ou anti-stress, le phénomène de mode… chacun donne une récompense au cerveau. D’un autre côté, quand on se met au sport — et c’est la geek-patate de canapé, championne toute catégorie qui parle — après la résistance initiale, on y retourne. Pourquoi ? La dose d’endorphine. On est crevé, mais on est content. Louche, mais soit. Pour vingt minutes de marche autour du pâté de maisons, on ne va pas trop râler.

La clé, c’est de donner satisfaction à son cerveau. Qu’il en redemande. Et de savoir pourquoi on fait ce qu’on fait. Parce que si on le fait parce que machin dit que c’est trop bien, ça ne marchera pas. Par contre, si à chaque fois que vous vous installez pour écrire, vous vous dites « je veux finir mon histoire pour qu’elle me lâche la grappe » (pardon, ça, c’est moi, donc on la refait) « je veux finir mon histoire », vous avez une raison pour écrire. Il faut aussi savoir commencer petit.

Pas la peine de se fixer un objectif de dingue avec 1000 mots tous les jours pendant 6 mois, si vous n’avez pas aligné 3 mots depuis des semaines ou plus. 250 mots pour les habitués, 100 voire 50 pour les autres, c’est assez. Le tout est de s’y mettre. (Il y a le défi perpétuel lancé en janvier qui peut vous aider à vous motiver.)

De préférence, s’installer au même endroit et à créneau à peu près fixe. On m’a déjà sorti l’excuse de « oui, mais moi, je préfère écrire 1000 mots le samedi soir plutôt que 200 du lundi au vendredi ! ». Soit, si ça marche pour vous, allez-y. Par contre, il faut s’y mettre tous les samedis soir et ne pas lâcher tant que les 1000 mots ne sont pas faits. Ce qui est plus « facile » quand on fait un peu tous les jours, c’est que ça prend moins de temps (c’est plus facile de récupérer 15 minutes par jour que 1 h 30 ou 2 h), et surtout, si on lâche un jour ou deux, c’est plus facile à rattraper niveau quantité. En plus, niveau engagement, on se rappelle plus facilement de faire quelque chose quand on le fait tous les jours que toutes les semaines.

D’ailleurs, autre astuce, c’est comme le vélo ou le cheval, si on se gamelle, on remonte de suite ! Si vous attendez un retour de la sacro-sainte inspiration ou un alignement des planètes, vous pouvez attendre longtemps (pour les planètes, c’est l’année prochaine, de mémoire).

Ah, l’inspiration, tout un débat. Mais ça, c’est une autre histoire…