Le Matin Miracle pour Ecrivain (Miracle Morning for Writers)

Le blog a déménagé, vous trouverez la nouvelle version de cet article ici.

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Remettre le pied à l’étrier

Aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, je vais publier un article imprévu, écrit là, tout de suite, sans préméditation.

On est tous plus ou moins passer par là : la phase où il faut s’y remettre. Je ne parle pas de la phase « relativement facile » où on a fait une petite pause et qu’on a envie de s’y remettre. Non, je parle de la période désagréable au possible ou il faut qu’on s’y remette, mais on n’y arrive pas.

On doit faire quelque chose, dans mon cas, finir les corrections pour les envoyer à un éditeur, mais le stress, le doute et la peur nous paralysent. Je ne prétends pas tout connaître, je ne fais qu’évoquer mon cas particulier. Ceux et celles qui suivent depuis un petit moment, et surtout sur la page Facebook (parce que le but de ce blog n’est pas que je me plaigne) savent que j’ai une maladie chronique qui est déclenchée par le stress, qui m’empêche de tenir assise au PC et d’utiliser un écran. Pour travailler sur tout ce qui est numérique, c’est mort.

Dans cette situation, il est encore plus difficile de m’y remettre puisque mon corps fait tout pour m’en empêcher. Je n’essaie pas de minimiser votre cas ni d’attirer la pitié sur le mien. J’essaye juste de vous donner un aperçu de mon vécu, parce que ça aide de savoir qu’on n’est pas tout seul dans cette merde noire.

Il y a aussi le cas où le corps va bien, mais une peur inexplicable vous bloque totalement. Il y a aussi cet insidieux petit doute qui nous fait croire qu’on n’a pas le droit de faire ce qu’on fait, qu’on ne mérite pas, qu’on est mauvais, ou d’autres subtilités du genre.

Quelle que soit votre situation, le résultat est le même : on n’arrive pas à s’y remettre. À force d’y être confrontée, j’ai développé des « astuces », qui m’aident à passer ce cap difficile. Je vais vous montrer ma méthode et deux-trois petits trucs qui aident si besoin.

 

1. La méthode à proprement parler

  •  Je fais une liste de ce que je dois faire en priorité (je dois corriger mes 25 pages),
  • Je découpe tout en petites tâches (chaque page est une tâche),
  • Je prends mon ScriBuJo et je fais une nouvelle page qui va globalement être un simple tableau. Je note cinq minutes puis je mets 10 cases, chacune correspondant à un carreau et à une session.
  • Je note dans ma page journalière la première petite tâche de la liste,
  • Si j’ai besoin d’un petit coup de boost de motivation, je me reporte à l’astuce n° 4,
  • Je lance le chrono pour 5 minutes et j’attaque le boulot.
  • Une fois que ça sonne, je coche la case du tableau et la tâche si elle est finie. Si c’est le cas, je note la seconde tâche sur ma page quotidienne. Si je suis bien partie, je refais cinq minutes (comme là, ça fait 4 sessions que j’enchaîne) et je cumulerai les pauses ensuite, soit je fais la pause tout de suite.

Tant que je suis en dessous de 10 minutes de travail, je fais trois minutes de pause. Dès que je les dépasse je fais cinq. Je tourne comme ça au rythme du pomodoro. À chaque fois que j’ai fini une ligne, je note une minute de plus à la ligne suivante et je refais une ligne de 10 cases.

Vous pouvez tout de suite faire des lignes de 5 à 25, ou autant que vous voulez. J’utilise aussi ce tableau pour travailler ma concentration (après une crise de la maladie dont je parlais) ou pour évaluer la durée optimale de mes sessions quand j’écris (selon le texte, une scène peut me prendre entre 10 et 35 minutes à écrire et je déteste devoir me pencher sur mes notes en cours de session pour savoir ce qui vient après).

J’ai l’habitude de faire tout le tableau d’un coup et dans le cas d’une remise en route, ce n’est pas pertinent. Cette « pause forcée, mais utile » m’aide à me rendre compte de l’avancée (si je ne m’étais pas forcée, je n’aurais pas travaillé ces 50 minutes).

 

2. Astuce n° 1 :

Attention, il ne s’agit pas de se forcer en faisant trop. Il faut trouver la limite, sortir un peu de la zone de confort, en faisant un effort juste au-dessus de ce qu’on est capable de faire actuellement.

 

3. Astuce n° 2 :

Dès que j’ai fini une session, je coche la case correspondante dans mon petit tableau et je prends un moment pour essayer de ressentir la sensation du travail accompli. Oui, pour cinq minutes d’articles de blog ce n’est pas fameux, et c’est peu, mais c’est beaucoup plus que ce que j’aurais fait si je n’étais pas forcée un peu. Le but là-dedans, c’est d’essayer de changer l’état d’esprit, et d’envoyer bouler la peur et le doute par la pensée positive. Ça me va bien dire ça, moi qui suis une grande pessimiste, mais j’y travaille.

 

4. Astuce n° 3 :

Juste avant de m’installer avec mon ScriBuJo et mon travail à faire, je mets toutes les chances de mon côté. Je prévois entre autres :

  • Si j’ai chaud, le ventilateur.
  • Si j’ai froid, ma veste en pilou (qui joue aussi sur le moral, vu qu’elle fait partie de ma panoplie de Super Écrivain-Que-Rien-N’Arrête).
  • Au moins 1 L d’eau, thé ou infusion (la déshydratation est mon grand fléau, j’oublie toujours de boire si je n’ai pas de boisson sous le nez). Vous pouvez prendre du café ou n’importe quoi d’autre, mais ce n’est pas mon truc.
  • Selon l’envie du moment, du chocolat, des gâteaux, des bonbons, du pain avec du fromage ou du pâté. En bref, de la nourriture de réconfort. À consommer en petite quantité et en récompense des sessions faites. Pas une méga tartine triple épaisseur pour 5 minutes, mais après 4 ou 8 sessions, pour les grosses pauses, ça peut éventuellement se justifier.
  • J’ai toujours sous la main, dans la boîte d’urgence du bureau, un échantillon de cachets pour couper toute douleur parasite sans avoir à me lever.
  • Mon ScriBuJo, mon stylo-plume, un stylo pour faire les traits et une règle (surtout que j’ai tendance à tout faire à main levée à la plume, je suis une rebelle moi Monsieur le prof de maths !), mais ça m’évite de me lever trois fois pour rien. Oui, même ça, c’est une bonne excuse pour repousser le début des hostilités.

 

5. Astuce n° 4 :

Je pense à ce que la tâche (petite ou grande) m’apportera de bien quand ce sera fini (pour moi, un contrat avec un éditeur). Pas besoin de partir dans un délire mégalomaniaque, je ne serais pas la prochaine JK Rowling, j’ai encore beaucoup trop de boulot pour ça, mais vous n’avez pas non plus besoin de vous limiter. Il ne faut pas voir petit en se disant « une fois que c’est fini, je n’aurais plus à le faire » même si concrètement c’est vrai. Il faut trouver la raison qui va avec un grand but de votre vie.

Si c’est juste du travail, alimentaires par exemple, il faut penser que ça peut débloquer des opportunités ou permettre d’acheter une voiture, une maison, ou quelque chose qui vous plaît. Ça a l’air bête dit comme ça, mais l’état d’esprit dans lequel on est joue beaucoup.

Ce n’est pas facile de modifier son état d’esprit, surtout en déprime ou en stress, mais réussir à le moduler ne serait-ce qu’un peu c’est déjà beaucoup. J’ai des articles de la série « j’ai testé pour vous » sur ces sujets qui sont prévus pour le mois d’août. Mais ça, c’est une autre histoire…

La Carte (Routines – Partie 5)

Ce dossier est en 5 parties :

  1. La Motivation
  2. La Chaîne
  3. Les Habitudes en paquet
  4. Petit à petit
  5. La Carte <- Vous êtes ici.

Comme pour la plupart des buts à atteindre, la planification des habitudes est une étape importante.

Vous n’aurez pas beaucoup de risques d’échec en mettant en place l’exemple que je prends depuis le début : le verre d’eau à boire au réveil. Mais comme je l’ai déjà mentionné plusieurs fois, si vous avez le verre sur la table de chevet, ou une bouteille d’eau à côté du lit, c’est beaucoup moins difficile que de traverser un bâtiment froid, pieds nus sur du carrelage, à moitié nu(e) pour boire un verre d’eau froide.

Par contre, pour les habitudes un peu plus importantes, comme écrire tous les jours pendant une demi-heure, il faut un peu plus prévoir son coup :

  • commencer par cinq minutes,
  • débarrassez un petit coin où on pourra s’installer,
  • vérifier à l’avance si l’ordinateur est accessible, si la batterie est chargée, si votre application d’écriture préférée être installée,
  • prévenir tout le monde que de telle heure à telle heure vous écrivez et que ce n’est pas la peine de venir vous parler en dehors des urgences,
  • trouver un moyen de signifier aux autres que vous travaillez (porter un casque, allumer une bougie, mettre un petit panneau à la porte…),
  • mettre le portable en mode silence sans vibration ou en mode avion,

Toutes ces petites étapes vont vous faciliter les choses.

Il faut également prévoir des solutions de secours en cas d’impératifs. Par exemple si vous devez aller le dimanche en famille, et que vous savez d’avance que vous ne pourrez pas écrire là-bas, vous pouvez avancer votre séance au samedi, ou prévoir un créneau de rattrapage un autre moment. Le tout est de s’y tenir et d’éviter de le faire trop loin parce que vous risquez de l’oublier. Vous pouvez aussi décider de faire une pause d’une ou deux semaines, notamment si vous partez en vacances en camping, pour le wi-fi ou le pc, ça peut être difficile. À vous d’adapter à vos difficultés, à votre planning, à votre situation et surtout à vos attentes.

Vous pouvez aussi profiter de vacances, je pense notamment aux parents dont les enfants partent et que reste à la maison, pour avancer un grand coup dans vos habitudes. Ce n’est pas parce que vous êtes encore aux 10 minutes d’écriture par jour que vous ne pouvez pas faire plus. Si vous avez l’envie et le temps, faites-le. La seule mise en garde je vous donnerai, c’est de ne pas en faire trop. Si d’un coup vous passez de dix minutes à trois heures par jour pendant une semaine et demie, le rythme risque d’être un peu trop intense. Allez-y plus progressivement et ça ira. L’astuce est de savoir s’arrêter tant qu’il nous reste encore un peu d’énergie. Pour l’écriture, je m’arrête systématiquement quand j’arrive vers la fin de mes réserves, mais pas quand je suis à sec. Il y a une limite minimale en dessous de laquelle l’énergie prend énormément de temps à revenir un niveau acceptable. Cela peut demander énormément de temps pour savoir jongler avec ça. Je le développerai dans un article qui sortira en avril.

Pour revenir à notre carte, prenez un moment, de préférence une bonne vingtaine de minutes au calme, tranquille, sans personne pour vous déranger, quitte à vous coucher un peu plus tard, vous levez un peu plus tôt, et même s’il le faut vous isoler aux toilettes (je n’ai pas dit au hasard, dans notre famille nous avons toujours des illuminations de génie sur le trône). Installez-vous avec une feuille A4 (format imprimante) ou équivalent et si possible plusieurs couleurs (stylos, crayons, feutres, surligne heure, ce que vous voulez) est notée au centre, en gros, votre habitude. Tout autour, comme une carte mentale (ou mind map), vous allez noter tout ce qui pourrait vous empêcher de faire cette habitude :

  • manque de temps
  • manque d’espace
  • manque de solitude
  • manque de soutien
  • manque de motivation
  • manque de matériel
  • manque de solutions pratiques
  • impératifs familiaux
  • impératifs sociaux
  • impératifs relatifs au travail

Tout ce qui pourrait vous faire dérailler, soyez sans pitié. Une fois que vous avez noté tout ça, soit vous ranger votre petit papier précieusement et vous vous y remettez plut tard (mais n’oubliez pas de le faire !) soit vous cherchez des solutions. Ça peut être plus facile si vous les classez par catégorie, d’où les couleurs, ou par importance. On peut expliquer à un enfant qui risque de venir vous demander de l’aide que vous n’êtes pas disponible pendant vingt minutes, et que ce serait bien qu’il n’essaye pas de révolutionner la cuisine pendant ce temps. Quand il s’agit de s’occuper d’une tante malade et isolée, on ne peut pas lui dire « non, je ne viens pas, débrouille-toi deux jours sans personne ».

Pour les solutions, à vous de voir selon à quel point la situation est grave, à quel point les gens sont arrangeants ou non, et toujours en prenant en considération l’importance qu’à cette habitude pour vous. Même si je sais que ma routine du matin va conditionner toute la productivité de ma journée, je préfère en sacrifier quelques parties (affirmation, visualisation, lecture et même s’il le faut méditation) pour pouvoir écrire si je sais qu’on doit voyager huit heures dans la journée. Par contre, il va falloir vraiment une urgence (ou une crise de douleur aiguë ou de photophobie) pour m’empêcher d’écrire.

Ceci dit, je me suis prévu quelques solutions de repli. J’ai toujours avec moi mon Smartphone avec une application d’écriture. Si je sais que je voyage, mais que je ne peux pas prendre mon PC, je prends mon petit clavier Bluetooth, et j’ai toujours mon dictaphone avec moi (soit celui du téléphone, soit celui que j’ai reçu avec Dragon). Ainsi, même si je ne peux pas voir ce que j’écris, je peux quand même générer du texte. C’est sûr qu’en période de révision du texte, ce n’est pas du tout pratique, comme je fais tout sur PC (fixe ou portable), mais dans ces cas-là j’écris plus et je m’arrange pour réviser plus soit avant soit après.

Avec tout cela, vous devriez avoir de bonnes bases pour commencer avec la création d’habitude. Le défi perpétuel de janvier peut vous aider à mettre en place habitude d’écrire, il vous propose chaque mois d’augmenter progressivement le nombre de mots que vous écrivez en fonction ce que vous avez réussi à écrire le mois précédent. Le mois d’avril, avec le camp Nano, peut également vous aider à vous mettre d’un coup à l’écriture. C’est plus radical, mais ça peut tout aussi bien marcher. Pour le mois de mars, j’ai lancé un défi de préparation au Nano, ou selon votre temps d’écriture dans la semaine et votre objectif final le tableur vous calcule combien de mots vous devez faire chaque jour, et qui augmente chaque semaine, pour arriver au rythme de croisière nécessaire pour le Nano. Je le proposerai avant chaque Nano, donc les mois de mars, juin et octobre. Je proposerai aussi en mai un défi pour mettre en place le matin miracle.

Si vous avez des difficultés, n’hésitez pas en parler ici, je ne mords pas et ça pourrait très bien servir aux autres. Sur ce j’espère que vous arriverez à mettre correctement en place vos habitudes et à gérer votre énergie.

Mais ça, c’est une autre histoire…


Ce dossier est en 5 parties :

  1. La Motivation
  2. La Chaîne
  3. Les Habitudes en paquet
  4. Petit à petit
  5. La Carte <- Vous êtes ici.

 

Petit à petit (Routines – Partie 4)

Ce dossier est en 5 parties :

  1. La Motivation
  2. La Chaîne
  3. Les Habitudes en paquet
  4. Petit à petit <- Vous êtes ici.
  5. La Carte

Si vous voulez développer une grosse habitude, par le temps qu’elle prend ou par l’implication demandée, il faut y aller progressivement. Comme pour tout, il faut un entraînement. Un bébé n’est pas capable de courir, il apprend d’abord à ramper puis à faire du quatre pattes puis à se tenir debout puis à marcher et enfin il peut commencer la course. Ça marche pour tout, le sport, les langues, tout ce qui pourrait vous intéresser. Ça pourrait même marcher pour se déshabituer des mauvaises habitudes, dépendamment de l’habitude et de l’importance qu’elle revêt pour vous.

Que ce soit pour faire du tri dans vos affaires, faire du ménage, vous mettre au sport ou écrire un roman, je vous conseille de commencer par cinq minutes. C’est court, c’est assez facile et surtout même si on n’a pas très envie de se lancer, dans cinq petites minutes rien du tout, c’est fini. D’ailleurs, autre conseil : munissez-vous d’une minuterie (que ce soit une cocotte de cuisine ou votre téléphone, il faut juste qu’il fasse du bruit à la fin du temps imparti) pour ne pas être focalisé sur le temps qui passe, mais pour vous concentrer sur la tâche à faire. C’est également le principe de plusieurs méthodes de productivité comme le pomodoro, qui tient son nom du minuteur de cuisine en forme de tomate que le concepteur utilisait.

Si vous vous rappelez juste avant d’attaquer la tâche pourquoi vous le faites, vous aurez un peu plus de facilité à lancer. Et bien souvent, une fois la résistance initiale passée, ça sonne et on n’a pas vraiment vu le temps passer.

Une autre clé pour mettre en place des routines qui tiennent, surtout au début, c’est de planifier tout ça.

Mais ça, c’est une autre histoire…


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  1. La Motivation
  2. La Chaîne
  3. Les Habitudes en paquet
  4. Petit à petit <- Vous êtes ici.
  5. La Carte

Les Habitudes en paquet (Routines – Partie 3)

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  3. Les Habitudes en paquet <- Vous êtes ici.
  4. Petit à petit
  5. La Carte

Autant pour les grosses habitudes, il vaut les traiter au cas par cas, comme en rajouter une par mois pas plus (comme écrire pendant au moins 15 minutes, changer d’habitudes alimentaires, retirer une mauvaise habitude, etc.), autant pour les petits trucs, ce n’est pas aussi pertinent. Steve Scott appelle ça « habit stacking », donc je vais utiliser le terme habitudes en paquet.

Plutôt que de traiter chaque petite chose séparément, on va les mettre en place progressivement. Si vous avez déjà lu l’article sur le miracle morning (matin miracle) pour écrire (à venir en avril), vous pouvez avoir envie de mettre une routine de ce type en place. Elle s’articule autour de cinq étapes : faire le silence autour de soi et en soi, utiliser des affirmations, utiliser de la visualisation, faire circuler l’énergie, lire et écrire. Je suis persuadée qu’ajouter ça d’un coup, c’est trop. J’ai beau faire le matin miracle depuis des mois, la visualisation et l’affirmation, ce n’est toujours pas mon dada. J’ai commencé en faisant un peu de journal au réveil, tous les matins. Il me servait principalement à faire le bilan de la veille et a commencé à planifier un peu ma journée. Par la suite, je l’ai remplacé par le BuJo que j’ai intégré dans ma routine du matin. J’ai rajouté 2 3 choses qui me parlent et qui sont efficaces en plus des six étapes du matin miracle. Mais j’y étais très progressivement.

J’ai commencé par cinq minutes de journal. Puis j’ai rajouté cinq minutes de méditation. Puis dix minutes de méditation. Mais c’était délicat parce que si je le faisais avant journal risque de me rendormir et si je le faisais après le journal n’est plus très envie de faire. Du coup, je me suis imposé de boire mon verre d’eau et d’aller aux toilettes avant de faire la méditation. Si j’avais préparé ma journée la veille et que j’avais fait le bilan en journal avant de me coucher, ma méditation n’était pas parasitée par des pensées. Et si je sentais que j’avais des choses à noter, je les notais avant la méditation. Les routines ne sont pas des limites, c’est plus une carte à suivre. Vous pouvez très bien inverser ponctuellement les étapes. Il faut que ça marche pour vous, pas pour les autres. Et ce n’est pas fait pour leur plaire non plus.

Une fois l’eau, le journal et la méditation mis en place, j’ai rajouté deux minutes de visualisation et d’affirmation, que j’ai adapté avec de la pensée positive, parce que les affirmations ce n’est pas trop mon truc. Je préfère me dire « j’ai passé une super nuit, je vais passer une bonne journée » plutôt qu’une phrase un peu standard comme « je vais être productive aujourd’hui ». Après c’est une question de préférence personnelle. À nouveau, il faut trouver ce qui marche pour vous, testez et adaptez.

Ensuite quand je ne me levais pas trop tard, je lisais aussi dix minutes. La fiction avait tendance à me faire me rendormir donc je préfère lire du développement personnel. Comme j’ai un créneau plus long, plus tard dans la journée, pour lire des livres d’écriture, je ne commence pas ma journée par ça.

J’ai pris l’exemple du matin miracle, pouvez utiliser n’importe quoi. Voilà un cheminement type où chaque étape déclenche la suivante :

  • se réveiller
  • boire votre verre d’eau
  • aller aux toilettes
  • petit-déjeuner
  • toilette matinale
  • habillage
  • prendre son sac
  • mettre son manteau
  • mettre ses chaussures
  • prendre ses clés
  • partir

Vous pouvez rajouter tout ce que vous voulez, la seule « règle » c’est que pour prendre part un paquet d’habitude, il faut qu’elle fasse cinq minutes ou moins au départ. Une tâche de cinq minutes c’est assez facile, c’est assez rapide, la résistance est réduite. Une fois que vous avez l’enchaînement, qu’il est presque devenu facile, que vous avez vraiment pris le coup. Même que vous ne plus besoin d’y penser. Là, vous pouvez les rallonger, mais toujours en fonction de vous, de vos envies, et du temps vous avez.

Si je pouvais, je me lèverai à quatre heures du matin pour pouvoir commencer à écrire de cinq heures à sept heures avant que mes hommes arrivent dans le salon. Mais comme j’ai besoin de beaucoup d’heures de sommeil, il faudrait que je me couche en même temps que mon fils vers vingt heures et ce n’est pas possible parce que j’ai des choses à faire une fois qu’il est couché. Et j’aimerais aussi en profiter pour voir un peu mon compagnon qui rentre aux environs de dix-neuf heures. Donc je m’adapte.

Une des clés pour mettre en place des habitudes et des routines durables, et de commencer petit et d’augmenter au fur et à mesure.

Mais ça, c’est une autre histoire…


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  2. La Chaîne
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  4. Petit à petit
  5. La Carte

La Chaîne (Routines – Partie 2)

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  1. La Motivation
  2. La Chaîne <- Vous êtes ici.
  3. Les Habitudes en paquet
  4. Petit à petit
  5. La Carte

Comme je le disais il y a quelques jours, la motivation est très utile pour démarrer une habitude, mais ça ne fait pas tout. Il faut rapidement mettre en place une routine.

Rien de bien compliqué à ça, dans la théorie. Il suffira de faire la première action, appelée déclencheur, qui peut être aussi simple que d’allumer la lumière ou de se lever et le reste suivra. Je ne vais pas vous mentir, un mois, c’est une moyenne, cela peut varier entre 21 et 60 jours selon les sources, les gens et l’habitude à mettre en place. Plus vous ferez de jours consécutifs, puis ça ira vite.

Vous allez cultiver une chaîne de jours où la tâche est accomplie. Vous pouvez utiliser une application, un site web, votre BuJo ou ScriBuJo selon l’habitude, un calendrier ou une simple feuille volante où vous noterez tous les jours où vous l’avez fait. Plus la chaîne sera longue et plus vous aurez envie de la continuer. Par contre, n’oubliez pas d’être compréhensif avec vous même, quand c’est nécessaire. Quand vous avez juste eu la méga flemme de vous lever, vous avez loupé, vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous même, mais si vous aviez de la fièvre, là, ce n’est pas vraiment de votre faute (pour avoir de la fièvre peut être, mais pas pour être resté au lit parce que vous étiez malade). De même si vous n’êtes pas chez vous, certaines habitudes seront difficiles à déplacer, d’autres non. Il faut être objectif, réaliste et agir en conséquence. En cas de doutes, n’hésitez pas à en parler aux gens qui développent aussi des habitudes ou ici.

Une simple croix ou un coup de surligneur suffisent pour représenter l’habitude accomplie, pas besoin d’acheter un tampon correspondant à chaque habitude en passant des heures à faire un mois à la main et à la règle. Si vous avez déjà un tampon et que ça vous motive, pourquoi pas ? Mais il n’est pas question là de perdre du temps inutilement. C’est pour vous et vous seuls, à moins que vous ne décidiez de le montrer (sur les réseaux sociaux par exemple). Attention, si vous commencez à montrer vos chaînes, c’est à double tranchant : vous pourrez frimer si vous gérez, mais vous allez passer pour une nouille si vous vous plantez. Ça rajoute une pression sociale qui peut motiver (évoluer dans un groupe qui a les mêmes soucis ou les mêmes buts peut aussi vous aider) ou dans mon cas, complètement bloquer. Le fait de voir mes cases vides me déprime assez, je n’ai pas besoin de passer pour une donneuse de leçons « faites comme je dis, ne faites pas comme je fais » en prime. Mon but est de partager ce qui marche pour moi et ce que j’ai découvert, pas de me la péter ni devenir un random gourou de pseudo productivité. Bref, revenons à notre chaîne !

Il est important d’avoir un système pour voir la progression, rien que pour vous rappeler depuis vous le faites et depuis combien de temps vous tenez bon (les deux dates ne coïncidant pas forcément).

Si ça vous fait plaisir de décorer un peu, allez-y, sinon, ce n’est pas la peine. Le cerveau aime bien être récompensé pour ce genre de petites choses, comme l’endorphine quand vous avez fait du sport. Vous pouvez aussi vous prévoir des récompenses :

  • à chaque fois que vous avez validé une semaine,
  • fait 5 jours d’affilée
  • fait 15 jours en tout,
  • pour chaque mois où vous avez réussi à tenir presque tous les jours.

Ça peut être un nouveau calendrier, un surligneur, un tampon, une planche de gommettes, ou n’avoir rien à voir avec le schmilblick comme une sortie ciné, un resto ou un livre. Attention à mettre la récompense en proportion avec l’action.

Pour commencer, vous pouvez boire un verre d’eau au réveil tous les matins. Personnellement, ça m’aide à me réveiller et je sens la différence (je lutte encore pour boire suffisamment d’eau chaque jour, donc ça me rappelle en prime de ne pas oublier au cours de la journée). Comme je l’ai dit dans l’article précédent, il y a des astuces pour vous aider. Si vous avez une bouteille d’eau à côté du lit ou que chaque soir, vous mettez votre verre plein sur la table de chevet, ça réduira la résistance initiale. Notre cerveau est un flemmard, il n’aime pas le changement, donc il va trouver toutes les solutions possibles et imaginables pour vous en empêcher. L’appel de l’oreiller, la chaleur des draps, et tout le reste sont des exemples flagrants. Il faut réussir à dépasser ça, en toute circonstance et pour toute habitude.

À force de le faire tous les jours, à chaque fois, ce sera moins dur. Au bout d’un moment, vous boirez votre verre d’eau même s’il est dans la cuisine, de l’autre côté du bâtiment, qu’on est en hiver et que vous devez traverser le carrelage froid pieds nus. Il suffit de court-circuiter la flemme. Si vous avez une robe de chambre à portée de main et des chaussons confortables juste à l’endroit où vont aller vos pieds quand vous serez assis, ce sera beaucoup plus facile à le faire. OK, ce n’est pas vendeur dit comme ça, mais plutôt que de traiter les petites habitudes séparément, on va les traiter par paquet.

Mais ça, c’est une autre histoire…


Ce dossier est en 5 parties :

  1. La Motivation
  2. La Chaîne <- Vous êtes ici.
  3. Les Habitudes en paquet
  4. Petit à petit
  5. La Carte

La Motivation (Routines – Partie 1)

Ce dossier est en 5 parties :

  1. La Motivation <- Vous êtes ici.
  2. La Chaîne
  3. Les Habitudes en paquet
  4. Petit à petit
  5. La Carte

On nous rebat les oreilles avec la motivation, les objectifs de vie et les solutions miracles pour faire ce qu’on a toujours voulu sans trop se bouger les fesses et pour une somme modique.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, ça n’a jamais marché. Déjà, je n’aime pas dépenser mon argent pour des méthodes dont plein de « gens » (inconnus au bataillon) vantent les mérites. La plupart des témoignages ont l’air artificiels et écrits à la chaîne. Les objectifs de vie, j’y reviendrai avec l’écriture niveau 10, pour moi ça ne révolutionne pas le schmilblick, mais ça me fait prendre conscience de ce que je ne fais pas (on n’y pense pas donc on oublie que c’est sensé être là). Quant à la motivation, ce n’est pas une formule magique qui va régler tous les problèmes comme on veut bien nous le faire croire. Attention, je ne suis pas là pour faire ma râleuse toute catégorie (quoi que ? :p).

Déjà, il faut savoir que la motivation, ça varie d’une personne à l’autre et surtout d’un but à l’autre pour chaque personne. Vous avez certainement envie d’avoir de l’argent pour vous faire plaisir et un pécule de côté, le tout sans vous serrer la ceinture. Le tout est de savoir si vous préférez sortir tous les soirs du week-end, faire un voyage ou prévoir pour l’avenir (une voiture ou un bien immobilier par exemple). Il n’y a pas de recette toute faite, chacun à ses propres priorités. C’est sûr que si vous pouviez faire ce qui vous rend heureux en économisant un peu, c’est mieux, mais ce n’est pas possible pour tout le monde. Bref, je digresse.

La motivation va dépendre de si vous voulez vraiment changer les choses. Si vous en avez marre de vous lever dans le pâté tous les matins et de mettre entre une demi-heure et une heure à émerger (et qu’on vous reproche votre mauvais caractère), là vous pourrez y faire quelque chose. Si c’est juste parce que quelqu’un vous l’a dit ou pire, vous a demandé ou ordonné de le faire, vous allez dans le mur. Surtout si vous avez un esprit de contradiction « on l’attend de moi donc je ne le fais pas ». Ça peut aussi être une forme de résistance de l’inconscient et là, c’est encore pire.

La motivation, c’est comme le nombre d’heures qui reste dans la journée, quand il n’y en a plus, ben y en a plus. Il faut attendre de se reposer, idéalement en dormant, pour repartir avec le compteur plein. C’est pour cela que d’autres méthodes comme le GTD, le MIT et l’utilisation conseillée du BuJo se font de bon matin. Oui, on peut aussi se forcer, s’y remettre quand même quand on a plus envie, mais là il est question de détermination, pas de motivation.

Il arrive aussi que tout à coup la motivation revienne sans prévenir, en discutant avec des amis par exemple. Ce matin je me suis réveillé une peu pâteuse. J’ai loupé le réveil et quand c’est comme ça, je ne fais pas ma routine du matin, parce que je sais que routine ou pas routine, je ne vais pas être productive. En plus, je suis rentrée tard hier et c’est le week-end, donc je peux m’autoriser à lever un peu le pied. Tant pis, je me dis qu’après une semaine avec des heures pas possibles, je prends une pause. Déterminée à en faire le strict minimum, je dégaine mon portable pour voir pourquoi ce vilain ne m’a pas réveillée. Avant d’arriver jusque là, je vois une notification WordPress. Curieuse comme je suis, je vais voir. Un article d’une de mes padawan. Après l’avoir lu (et celui de la veille), j’ai lancé mon appli d’écriture, attrapé le clavier Bluetooth et me voilà à planifier puis écrire ma série d’articles sur les habitudes depuis environ une heure. Il est neuf heures du mat. Je crois que ma journée ne va pas être si improductive que ça au final. :p

Tout ça pour dire que la motivation c’est bien, surtout pour se lancer, mais que passé quelques jours, une ou deux semaines au mieux, ce n’est pas ça qui va vous sauvez si vous déraillez. Pour continuer sur la lancée, il faut mettre en place une habitude, une routine, qui finira après un mois environ à rouler presque toute seule. Pas besoin de prévoir l’artillerie lourde, vous pouvez commencer par boire un verre d’eau au réveil. Si vous avez du mal à sortir du lit (comme moi avant, je suis une marmotte, j’assume), au début ce sera dur, mais après la résistance initiale, vous vous rendrez compte qu’au final, ça se fait même sans y penser. Il y aussi des astuces : si tous les soirs, vous mettez votre verre d’eau sur votre table de chevet, vous n’avez qu’à tendre la main. Et là, franchement, ce serait faire preuve de mauvaise foi et d’une sacrée flemme de dire que c’est dur. Un rappel sur le téléphone avant de se coucher et roule. L’habitude est lancée.

Mais ça… c’est une autre histoire !


Ce dossier est en 5 parties :

  1. La Motivation <- Vous êtes ici.
  2. La Chaîne
  3. Les Habitudes en paquet
  4. Petit à petit
  5. La Carte

Motivations de la semaine passée

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”Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas.”

Lao-Tseu

Commencer petit pour accomplir de grandes choses. Avez-vous défini votre objectif pour le défi ?

  

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« Votre vie change au moment où vous prenez une nouvelle décision. »

Anthony Robbins

Et vous, quelle est la décision que vous avez pris pour l’écriture en 2017 ?

  

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”Les obstacles sont ces choses effrayantes que vous apercevez lorsque vous détournez les yeux de vos objectifs.”

Henry Ford

Terminez toujours sur une idée pour la suite pour pouvoir reprendre plus facilement.

  

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”La motivation vous fait débuter, mais c’est l’habitude qui vous fait continuer.”

Jim Ryun

Utiliser la motivation pour créer l’habitude d’écrire un peu tous les jours.

  

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”L’écriture, toute écriture, reste une audace et un courage. Et représente un énorme travail.”

Michèle Mailhot

Avez-vous eu le courage de suivre le défi tous les jours ?

  

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”La littérature romanesque est une écriture au passé pour des lecteurs au futur.”

Jean Hatzfeld

Plutôt passé ou présent dans vos écrits ?

  

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”Le récit n’est plus l’écriture d’une aventure, mais l’aventure d’une écriture.”

Jean Ricardou

Paré pour l’aventure ? Prêt, feu, écrivez !